Parentalité et dépendances

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Entrevue avec l’équipe PIAF du Centre de réadaptation en dépendance Domrémy-de-la-Mauricie – Centre du Québec

Le 17 juillet 2013 - Par CRDM-IU - Admin

Des nouvelles du PIAF à Drummondville, Québec

Le projet d’implantation du PIAF ne se réalise pas seulement entre les murs de notre établissement; il se met aussi en place chez deux de nos partenaires. Nous avons posé quelques questions à notre partenaire du Centre de réadaptation en dépendances Domrémy-de-la-Mauricie – Centre du Québec sur cette expérience qui se déroule chez eux depuis le mois d’octobre 2012, au point de service de Drummondville. Ce sont Annie Milot et Josée Pinel, animatrices pour le programme PIAF, qui se sont prêtées à l’exercice.

 Quels sont les besoins  d’un tel programme dans votre région?

À Drummondville, le marché du travail est caractérisé par des emplois à petits salaires et les loyers à prix modiques amènent des familles monoparentales à faible revenu à s’y installer. Plusieurs problématiques reliées à la toxicomanie et à la santé mentale y sont observés et le programme PIAF répond vraiment à un besoin. Il outille les parents en plus de permettre aux enfants de développer des habiletés sociales afin d’améliorer leur relation avec les pairs et leur estime de soi.

Combien de personnes avez-vous rejointes dans vos deux premières cohortes ?

Lors de la première cohorte, 8 enfants et 9 parents ont été rejoints. Lors de la deuxième, 9 enfants et 8 parents ont commencé les activités.

Quels sont  les défis d’intervention avec un programme de cette nature ?

  • Maintenir l’intérêt des participants tout au long de l’activité (rencontres de 3 heures).
  • Garder en tête que c’est davantage du «modelling» qu’une intervention thérapeutique.
  • Garder la motivation du groupe pour toute la durée du processus (14 rencontres) et lorsqu’on vit le départ de certains participants.

 Quels bons coups avez-vous réalisés jusqu’à présent?

  • Pas d’abandons volontaires (uniquement des abandons pour des raisons de déménagement, changement d’horaire de travail, etc.).
  • Un papa qui démontrait très peu d’ouverture face à la démarche lors des premières rencontres s’est mis en action et est devenu un leader positif pour le groupe. Cela fût très valorisant pour lui et sa fille et les animatrices ont noté une belle évolution de leur relation. Après avoir complété le programme, le papa nous a confié qu’il a pu appliquer les outils appris pour améliorer ses relations père-fils et nous a témoigné sa reconnaissance et sa satisfaction envers la démarche.
  • Une maman, qui avait des difficultés avec le comportement de sa fille, a constaté qu’elle devait faire un cheminement pour elle (suivi psychologique). Depuis ce temps, la relation mère-fille s’est grandement améliorée. Elle nous a fait parvenir une lettre de remerciements faisant état de son cheminement.

Qu’y a-t-il d’original dans ce contexte d’intervention pour vous ?

  • Un souper communautaire commence chaque semaine les activités. Cet accès à la dynamique familiale nous permet d’actualiser rapidement les pratiques vues en atelier.
  • Notre approche respectueuse face aux valeurs de chaque famille et ce, quelles que soient les difficultés qu’elles rencontrent.
  • La structure du programme en trois moments d’intervention (souper, rencontres parent et enfant séparés, rencontre familiale) amène une dynamique particulière.

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