Parentalité et dépendances

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Le 9 juillet 2013 - Par CRDM-IU - Admin

Le Programme d’intervention appui aux familles (PIAF) s’adresse spécifiquement aux enfants de 6 à 12 ans (1re à 6e année primaire) et leurs parents qui vivent les conséquences de la dépendance.  L’enfant n’est pas tenu de participer uniquement avec le parent dépendant mais bien avec tout adulte significatif qui joue un rôle parental à son égard.

Il est en place dans trois Centres de réadaptation en dépendance du Québec dont le Centre de réadaptation en dépendance de Montréal – Institut universitaire (CRDM-IU).

L’équipe du PIAF répond à nos questions quant à son bilan d’année.

Bilan d’année : programme PIAF du CRDM–IU
Après notre tournée des partenaires, il est maintenant temps d’accorder la parole à notre équipe clinique
du PIAF qui a réalisé le programme à l’intérieur comme à l’extérieur des murs de notre établissement.

Quel est le défi d’intervention avec un programme de cette nature ?
L’animation dans des organismes communautaires nous a demandé une bonne capacité d’adaptation,
notamment car l’intervention s’est faite auprès de groupes d’enfants ayant des troubles de comportements
et de parents provenant de milieu culturels forts variés.

Quels beaux coups avez-vous réalisés jusqu’à présent ?
L’adaptation générale dont nous avons été capables, à travers différents contextes, représente une grande
réussite. De plus, malgré les difficultés que peuvent vivre les enfants inscrits au programme, nous avons
réussi à créer et à leur offrir une atmosphère favorable à l’échange. Nous restons donc à l’écoute de leurs
besoins afin de les faire cheminer et les aider à grandir. Nous nous sommes aussi alliés avec les parents de
façon à obtenir leur collaboration, plus particulièrement lors des moments difficiles.
Il nous est aussi arrivé de devoir faire des signalements à la DPJ, face à des situations familiales délicates.
En de telles circonstances, nous avons préalablement averti les parents, leur avons expliqué la situation et
avons recherché leur collaboration. Ainsi, nous tentons de redonner son rôle au parent, de le valider comme
étant un bon parent, et de faire cela avec humilité.

Comment se passe votre expérience du programme hors des murs de notre établissement ? Avez-vous fait face à des enjeux ou des défis particuliers ?

En offrant nos services dans des organismes communautaires, nous nous sommes tout d’abord retrouvés dans des locaux qui n’étaient pas les nôtres. Cela nous demande de sortir de notre zone de confort et de la retrouver ailleurs. Puis, au plan technique, intervenir à l’extérieur nous demande chaque semaine de préparer, de transporter du matériel, et de l’installer une fois sur place. De plus, nous avons connu un défi interculturel, où nous avons rencontré une barrière de la langue. En effet, nous avons éventuellement réalisé que tous les participants n’avaient pas le même degré de maîtrise de la langue française. D’autres difficultés venaient également de la non-ponctualité des participants, ou de la proximité entre certaines familles qui se connaissaient déjà de l’extérieur. Tout cela nous a demandé d’imposer des règles et des limites afin de baliser le déroulement des activités vers un fonctionnement harmonieux.

Qu’y a-t-il d’original dans ce contexte d’intervention pour vous ?
Le programme PIAF nous amène à expérimenter des choses que nous n’avons pas souvent l’occasion de
connaître dans un centre de réadaptation en dépendance. Nous sommes amenées à avoir des contacts avec
des enfants et des familles, et pas seulement avec l’usager en difficulté. Nous soupons avec ces familles, en
établissant une ambiance de convivialité propice aux échanges entre les participants. Cela représente une
occasion privilégiée pour observer les rapports familiaux « naturels ». Puis, nous avons le champ libre pour
exprimer notre créativité afin de créer des activités éducatives originales, s’adressant autant aux enfants,
aux parents ou aux familles. Par ailleurs, notre présence est constante du début à la fin dans le processus:
nous rencontrons, évaluons, sélectionnons les familles, nous planifions les ateliers, commandons les repas,
transportons et installons le matériel, et animons les activités. Mentionnons de plus la présence de notre
agente de liaison qui entre en contact avec les familles, planifie des rendez-vous et s’assure
de la coordination et du suivi avec les partenaires (telle la DPJ).

 

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